Structure de gouvernance

Démarche itérative et co-commissariat

Une structure de gouvernance collaborative, solidaire et égalitaire a été mise en place à partir d'une collectivisation des connaissances scientifiques et des savoirs pratiques sont disposent les membres de l'équipe de recherche, le commissaire de l'exposition, ainsi que ceux du comité consultatif composé de membres des communautés sexuelles et de genres.

Ce mode de gouvernance puise dans une dynamique itérative, un va-et-vient entre les membres du comité d'encadrement, du comité des sages et le commissaire favorisant le partage systématique et continu des savoirs issus de la recherche ainsi que du travail collaboratif de coconstruction des connaissances. Notre démarche itérative a conduit ainsi non seulement à la définition des lignes directrices et des paramètres du projet (objectifs, message, sélection des artistes, publics visés, programmation des activités). Elle favorise la valorisation des savoirs expérientiels et communautaires, la plus grande participation des membres des communautés et la concrétisation de notre perspective anti-oppressive.

Nous qualifions ce processus de co-commissariat, où le travail du commissaire professionnel est ici celui d'expert et de médiateur, offrant un espace où l'émergence et la confrontation d'idées sont possibles, et où les décisions sont prises dans un processus transversal et inclusif. Précisément, de cette relation de co-commissariat avec les groupes communautaires, s'est dégagée une voix commune forgée des savoirs et expériences des membres des communautés sexuelles et de genres. Les artistes par leur témoignage artistique agissent ainsi en portevoix de ces communautés afin de promouvoir la justice sociale et leur pouvoir d'agir. Son rôle de médiateur, telle une pierre angulaire, allie ainsi les artistes et leurs œuvres, aux messages des membres des groupes communautaires.

Comité d'encadrement

Le comité d'encadrement est décisionnel : il détermine l'orientation générale, les objectifs et la méthodologie du projet. Il veille à maximiser les retombées pour les partenaires communautaires.

Le comité d'encadrement est composé de la professeure Maria Nengeh Mensah (École de Travail social, UQAM), des représent.e.s des quatre organismes communautaires partenaires (Sandra Wesley de Stella, Marie Houzeau du GRIS-Montréal, Gabrielle Bouchard du Centre de lutte contre l'oppression des genres, René Légaré et Charlotte Guerlotté de la COCQ-SIDA) et Geneviève Chicoine, agente de développement au Service aux collectivités (SAC-UQAM). Des étudiant.e.s assistant.e.s de recherche participent aux rencontres du comité d'encadrement - Jamie Wilson Goodyear, doctorant en Études et pratiques des arts et commissaire professionnel de l'exposition; Isabelle Robichaud et Laurence Gagnon, étudiantes à l'École de travail social.

Comité des sages

Pour s'assurer de respecter la diversité et la dignité humaine, le « comité des sages » fut formé. Il s'agit d'une instance composée de membres des organismes partenaires chargés de réfléchir aux enjeux éthiques propres à l'exposition.

Le mandat du comité des sages est de réfléchir et de discuter des enjeux, des obstacles et des opportunités rencontrés dans les processus de production et de réception de l'exposition.

Les membres du comité des sages ont à:

  1. veiller à ce que le projet d'exposition regroupe et représente la variété de témoignages des communautés sexuelles et de genres dans une perspective anti-oppressive d'inclusion et de changement social;
  2. identifier les défis émergents en lien avec l'exposition, sur les plans personnels, sociaux et politiques;
  3. se prononcer à chaque étape de la mise en œuvre (conception, scénarisation, sélection des artistes, production, publicité, réactions des publics, suivis à court et moyen termes);
  4. recommander au comité d'encadrement de l'exposition des actions qui répondent à ces défis.